une danseuse
nf.
une maîtresse coûteuse
passion pour laquelle on dépense beaucoup d'argent
Au XVIIIe siècle, les alentours des salles de spectacles étaient des endroits très fréquentés par les prostituées. On disait d'ailleurs de l'Opéra qu'il était le "marché aux putains".
Mais si la prostitution avait cours à l'extérieur, au XIXe siècle, elle s'exerçait aussi à l'intérieur, les danseuses faisant commerce de leurs charmes (plus ou moins volontairement).
Il n'était d'ailleurs pas rare, au foyer des artistes de l'Opéra, derrière la scène, de trouver des mères venant 'vendre' leurs filles, danseuses plus ou moins ratées, aux messieurs les plus offrants.
Mais alors que beaucoup de danseuses se contentaient d'effectuer des passes, certaines des plus cotées devenaient des maîtresses attitrées de messieurs de la haute société qui, laissant leurs épouses à leur domicile, s'affichaient volontiers avec leur proie à laquelle ils offraient un logement et train de vie généralement plus que décent.
« Je viens enfin de recevoir ta boîte merveilleuse de compas ! Tu es archi-fou, je t'assure que tu as besoin d'un conseil judiciaire. Je suis ta danseuse, ton écurie, ta collection, je te reviens à des prix fous. »
André Gide - Correspondance 1890-1942
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